Sainte-Lucie

Sainte-Lucie : l’essentiel à savoir, de la géographie aux relations avec Washington.

Mis à jour le

Capitale
Castries
Population
180 000 (2024)
Superficie
616 km²
Langue(s)
Anglais, créole kwéyòl
Monnaie
Dollar des Caraïbes orientales (XCD)
Indicatif
+1 758
Sous-région
Caraïbes
Heure à Sainte-Lucie
Drapeau de Sainte-Lucie

Présentation

Sainte-Lucie est une île des Petites Antilles située entre la Martinique, à une quarantaine de kilomètres au nord, et Saint-Vincent au sud. Elle compte environ 180 000 habitants (ONU, 2024) pour 616 km², un peu moins que la Martinique. La capitale, Castries, regroupe près d'un tiers de la population.

L'anglais est la langue officielle, mais la majorité des habitants parle aussi le kwéyòl, un créole à base française proche de celui de la Martinique, héritage d'un siècle et demi de rivalité franco-britannique. Monarchie du Commonwealth, l'île a pour chef d'État le souverain britannique, représenté par un gouverneur général.

Le tourisme, notamment de luxe et de lune de miel, est le premier secteur économique, devant l'agriculture (bananes) et un programme de citoyenneté par investissement. Sainte-Lucie compte deux prix Nobel, l'un des ratios les plus élevés au monde rapporté à la population : l'économiste Arthur Lewis (1979) et le poète Derek Walcott (1992). Voir aussi le hub Caraïbes.

Carte de Sainte-Lucie

Géographie

L'île est volcanique et montagneuse. Ses symboles sont les Pitons, deux pitons de lave dressés au-dessus de la mer près de Soufrière : le Gros Piton (771 m) et le Petit Piton (743 m), inscrits au patrimoine mondial. Le point culminant est le mont Gimie (950 m).

La forêt tropicale couvre le centre de l'île. Près de Soufrière, le site volcanique des Sulphur Springs, présenté comme le « seul volcan où l'on entre en voiture », offre fumerolles et bains de boue. Le nord, autour de Rodney Bay, est plus sec et plus touristique. La saison des ouragans dure de juin à novembre.

Histoire

Peuplée par les Arawaks puis les Kalinagos, l'île résiste longtemps aux colons. Les Français y établissent un premier traité avec les Kalinagos en 1660 et fondent des plantations de canne à sucre.

Entre 1660 et 1814, Sainte-Lucie change quatorze fois de mains entre la France et la Grande-Bretagne, d'où son surnom d'« Hélène des Antilles ». Pendant la Révolution, la France y abolit l'esclavage en 1794, avant que les Britanniques ne reprennent l'île. Le traité de Paris de 1814 la cède définitivement à la Grande-Bretagne ; l'esclavage y est aboli en 1834-1838.

L'île devient un État associé autonome en 1967 puis indépendante le 22 février 1979. John Compton en est le premier Premier ministre. La vie politique est dominée par l'alternance entre le Parti travailliste et le Parti uni des travailleurs.

Relations avec les États-Unis

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont obtenu à Sainte-Lucie une base aérienne, Beane Field, dans le cadre de l'accord « destroyers contre bases » de 1940 ; elle est devenue l'aéroport international d'Hewanorra, principale porte d'entrée de l'île.

Les États-Unis sont la première source de touristes, qui arrivent surtout par avion via les grands hubs de la côte est, comme Miami ou New York. La coopération porte sur la sécurité maritime et la lutte contre le trafic d'armes et de drogue. Washington s'inquiète des programmes de citoyenneté par investissement de l'est des Caraïbes, dont celui de Sainte-Lucie, qui pourraient permettre de contourner ses règles d'entrée ; les États concernés ont renforcé leurs contrôles au milieu des années 2020. Les relations sont gérées par l'ambassade américaine à Bridgetown, à la Barbade.

Voyager à Sainte-Lucie

Les Français n'ont pas besoin de visa pour un séjour touristique jusqu'à 90 jours ; le passeport doit être valable pendant tout le séjour. La monnaie est le dollar des Caraïbes orientales ; le dollar américain est accepté presque partout. Des ferries relient l'île à la Martinique.

La saison sèche, de décembre à mai, est la meilleure période. L'île est globalement sûre, mais les vols existent à Castries et sur certaines plages. L'aéroport d'Hewanorra, où arrivent les vols long-courriers, est à plus d'une heure de route de Rodney Bay. Le décalage avec Paris est de 5 heures en hiver et 6 heures en été.

À voir

  • Les PitonsDeux pitons volcaniques classés à l'Unesco ; l'ascension du Gros Piton prend environ 4 heures aller-retour.
  • Soufrière et Sulphur SpringsFumerolles, bains de boue et ancienne capitale française.
  • Jardins botaniques de DiamondJardins tropicaux, cascade minérale et bains créés pour les troupes de Louis XVI.
  • Pigeon IslandParc national et ruines du fort britannique d'où l'amiral Rodney surveillait la flotte française.
  • Marigot BayBaie abritée bordée de cocotiers, l'une des plus belles des Caraïbes.
  • Anse ChastanetPlage au pied des Pitons et récif réputé pour le snorkeling.

Questions fréquentes

Quelle est la capitale de Sainte-Lucie ?

Castries, sur la côte nord-ouest, nommée d'après le maréchal de Castries, ministre de la Marine de Louis XVI.

Parle-t-on français à Sainte-Lucie ?

Non officiellement, mais le kwéyòl, créole à base française, est parlé par une majorité d'habitants, et de nombreux noms de lieux sont français.

Quel est le décalage horaire avec Paris ?

Sainte-Lucie a 5 heures de retard sur Paris en hiver et 6 heures en été.

Comment aller de la Martinique à Sainte-Lucie ?

En ferry rapide depuis Fort-de-France (environ 1 h 30) ou en avion court-courrier.